À défaut d’avoir écrit beaucoup de code cette année, j’en ai réécrit un peu.
Si vous suivez mon autre blog, consacré à R, vous avez déjà vu le résultat sur lequel j’ai passé le plus de temps : une réécriture du package R de Joël, spReapportion, package d’interpolation aréale qui était devenu très difficile à installer suite à la suppression de ses dépendances, en faveur du package sf plus récent.
Comme je l’explique dans une note publiée en fin d’année dernière, le package sert à interpoler des données découpées selon un contour géographique – typiquement, les IRIS de l’Insee – avec un autre contour : typiquement, ceux des bureaux de vote, établis par les municipalités. Vous pouvez voir la différence entre les deux maillages géographiques sur la carte de gauche ci-dessous :

Il reste un problème à résoudre : comme le montre la carte de droite, les habitants / électeurs ne sont pas uniformément répartis à l’intérieur de chaque IRIS / BV. En conséquence, quand on interpole les données, on peut vouloir pondérer le résultat de l’interpolation par cette répartition spatiale très inégale.
Joël avait écrit le code nécessaire pour effectuer cette pondération, mais sans fournir d’exemple. Après quelques bricolages, j’ai abouti à l’exemple fourni plus haut, puis réécrit son code, puis publié le tout, mais sans avoir pu vérifier que son package et ma version réécrite donnaient bien les mêmes résultats. C’est désormais chose faite depuis deux semaines, grâce à un collègue (merci Tristan) disposant encore d’une installation du package de Joël sur sa machine.
Comme je le remarquais dans ma note, quand on compare les résultats d’une interpolation pondérée à ceux d’une interpolation non pondérée (sous hypothèse d’équi-répartition), l’écart peut être assez saisissant. Cela s’observe nettement dans mon exemple ci-dessous, pour lequel le taux de corrélation entre les deux séries de résultats est très faible :
Je n’ai pas plus d’observations à fournir à ce stade, si ce n’est qu’il me semble que ce type d’opération devrait a priori pouvoir servir à obtenir des résultats plus fins en sociologie électorale, un peu du type de ceux publiés dans cette Nouvelle cartographie électorale de la France que j’ai achetée sans avoir encore eu l’occasion de la lire.