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Conférences 2026

L’an dernier, j’avais publié un compte-rendu en deux parties (partie 1, partie 2) des premières journées du REEF, le Réseau d’Études Électorales Françaises (en France ?), qui a tenu sa deuxième journée d’étude début juillet, en marge du Congrès AFSP de Lyon.

Le Congrès lui-même n’éludait évidemment pas complètement le thème de l’analyse électorale, avec deux sections thématiques et plusieurs communications dédiées à la collecte et à l’analyse de données pertinentes pour étudier les comportements électoraux, ou la période électorale plus généralement.

La capture d’écran ci-dessous, par exemple, vient du projet YOUPOL, qui récolte des données sur les « influenceurs politiques » présents sur YouTube et TikTok. Le projet m’a rappelé certains des projets Twitter de l’Institut des Systèmes Complexes, et aussi ce projet, plus récent (et absolument dingue) de collecte de données WhatsApp en Inde1.

Lors de la journée du REEF, la discussion s’est plutôt concentrée sur des initiatives offline, et en particulier sur les enquêtes/questionnaires « sortie des urnes » (QSU) qui ont essaimé un peu partout en France au moment des dernières élections municipales. C’était prévu, et dans la continuité de projets locaux déjà menés sur des scrutins précédents.

Le tour de table sur les QSU a identifié plusieurs difficultés (d’accès au terrain, avec notamment des refus d’accès dans des communes où cela ne s’était jamais produit), plusieurs enjeux (comme le recrutement des étudiants/stagiaires) et plusieurs questions (dont celles de la « rentabilité » pédagogique et scientifique des QSU locaux) qui devraient donner lieu à une nouvelle journée d’étude dans pas trop longtemps : stay tuned.

J’avais prévu de compléter ces deux conférences par quelques-unes des communications de la conférence MeSSH 2026 (Méthodes pour les sciences sociales et les humanités), qui se tenait peu après à Paris, mais la canicule et le retard pris sur d’autres projets ont eu raison de moi. les organisateurs ont opportunément fait circuler les papiers peu avant la conférence, et j’ai pu parcourir les seize communications qui m’intéressaient avec l’aide d’un ventilateur japonais poussé à puissance maximale.

  1. Oui oui, de données WhatsApp, en allant demander à des villageois indiens en porte-à-porte l’accès à leurs groupes WhatsApp privés, pour étudier notamment la diffusion de rumeurs. Il semble que le projet sera répété à plus petite échelle au Brésil l’an prochain (ou cette année, pour l’élection présidentielle ? je ne me souviens plus). []

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
François (15 août 2026). Conférences 2026. Polit’bistro. Consulté le 17 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16nxo